La saison 2026-27 de l’AS Roma démarre avec un calendrier de Serie A particulièrement exigeant et un mercato estival qui accumule du retard. Nous analysons ici les points de tension tactiques, les fenêtres calendaires décisives et les signaux faibles déjà visibles lors de la préparation estivale.
Mercato Roma été 2026 : un retard qui pèse sur la préparation
Aucun achat n’a été officialisé à un mois du coup d’envoi du championnat. Seul un tiers des renouvellements de contrats jugés prioritaires sont bouclés, et plusieurs départs restent en suspens. Ce décalage entre le calendrier du mercato et celui de la préparation physique crée un problème concret d’intégration.
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Un joueur recruté fin août ne dispose que de quelques séances pour assimiler les automatismes collectifs avant la première journée. Quand le bloc d’ouverture aligne Fiorentina, Atalanta et Inter, la marge d’adaptation se réduit à zéro.
Gasperini lui-même a publiquement pressé la direction de la Roma d’accélérer sur le marché des transferts. Ce type de sortie médiatique, rare chez un entraîneur en poste, traduit une tension interne entre le projet sportif et les contraintes financières ou administratives du club.
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- Koulierakis (en provenance de Wolfsburg) figure parmi les pistes défensives évoquées, mais rien n’est signé au moment où nous écrivons.
- Ezzalzouli et Cacciamani sont cités comme cibles offensives, sans confirmation officielle.
- Les retours de prêts au 30 juin 2026 gonflent temporairement l’effectif, mais la plupart de ces joueurs ne font pas partie du projet.
Le risque principal n’est pas tant l’absence de recrues que l’absence de profondeur de banc crédible pour les rotations sur un calendrier aussi dense dès les premières semaines.

Calendrier Serie A 2026-27 : le bloc d’ouverture de la Roma
La séquence initiale du championnat constitue un test grandeur nature. La Roma reçoit la Fiorentina dès la première journée (24 août), se déplace à Lecce, puis enchaîne avec l’Atalanta à domicile et un déplacement chez l’Inter avant la trêve internationale de fin septembre.
Quatre de ces adversaires étaient engagés dans la lutte pour l’Europe ou le titre la saison précédente. Nous observons que les résultats 2025-26 de la Roma face à ces clubs dessinent une hiérarchie claire : l’Inter reste un adversaire écrasant pour les Giallorossi, alors que la Fiorentina et le Napoli se sont montrés plus abordables.
Perdre des points sur ce bloc d’ouverture hypothèque la suite de la saison bien avant les matchs de prestige de décembre. C’est un piège classique du calendrier italien, souvent sous-estimé par les analyses grand public qui se focalisent sur les derbys et les chocs médiatiques.
Temps forts du calendrier Roma : derby, Juventus et sprint final
Fenêtre décembre-janvier : trois chocs en moins d’un mois
Le derby aller contre la Lazio est programmé le 13 décembre, suivi du déplacement à Turin pour affronter la Juventus le 20 décembre. Après la trêve hivernale, Milan accueille la Roma dès le 10 janvier.
Cette concentration de matchs à fort enjeu sur une période où les effectifs sont souvent éprouvés physiquement rend la gestion de la fatigue et des suspensions déterminante. Un club qui aborde cette fenêtre avec un banc court, ce qui est le scénario probable vu le mercato actuel, s’expose à une série négative difficile à rattraper.
Phase retour et sprint final : Napoli, derby retour, Cagliari
Le derby retour face à la Lazio tombe le 18 avril, en pleine lutte pour le top 4. Napoli se déplace au Stadio Olimpico début mai, et la saison se termine à Cagliari lors de la dernière journée.
Le positionnement du Napoli à domicile en fin de saison peut devenir un match décisif pour la qualification en Ligue des Champions, selon le classement à ce stade. C’est le type de rendez-vous où un effectif bien construit fait la différence, pas un assemblage de dernière minute.

Préparation estivale Roma : signaux faibles des amicaux
Le ritiro au Pays de Galles (31 juillet – 8 août) précède trois amicaux contre Newport County, Brighton et le Borussia Dortmund. Les premières observations montrent des fragilités dans la gestion des fins de match et un manque de solutions offensives depuis le banc.
Le match contre Brighton, équipe de Premier League, servira de vrai test d’intensité. Celui face au Borussia Dortmund, le 15 août, intervient neuf jours avant la première journée officielle et devrait donner une indication plus fiable sur le onze type envisagé.
Nous recommandons de surveiller deux points précis lors de ces rencontres :
- La stabilité de la charnière centrale, surtout si aucun renfort défensif n’a été officialisé d’ici là.
- Le nombre de profils différents utilisés en attaque, indicateur de la confiance du staff dans ses options offensives.
- Le comportement physique du groupe entre la 60e et la 90e minute, zone où les lacunes de préparation se révèlent.
Ligue des Champions 2026-27 : le tirage au sort comme variable
Le tirage au sort de la phase de ligue de la Ligue des Champions est fixé au 27 août, soit trois jours après le match d’ouverture en Serie A. La Roma connaîtra alors ses adversaires européens, ce qui conditionnera directement la gestion des rotations sur les mois de septembre à janvier.
Un tirage clément permettrait de reposer des titulaires lors de certaines journées européennes. Un tirage sévère, avec des déplacements lointains en milieu de semaine, aggraverait le problème de profondeur de banc déjà identifié. La double compétition amplifie chaque lacune du mercato.
Le calendrier de la Roma en 2026-27 ne manque ni de rendez-vous ni de potentiel dramatique. La vraie question porte sur la capacité de la direction à fournir un effectif cohérent avant le 24 août. Chaque jour de retard au mercato réduit la fenêtre d’intégration et augmente le risque d’un début de saison en dette de points.

